La gestion forestière La chasse est louée par l’ACCA locale qui régule les populations de cervidés soumis à un plan de chasse annuel. La forêt est gérée de façon durable par l’Office National des Forêts, établissement public national chargé de la mise en œuvre du régime forestier pour le compte de l’Etat. La commune s’est dotée d’un plan d'aménagement forestier pour une période de 20 ans ( 2002-2021 ). Celui-ci succède à un précédent déjà mis en œuvre il y a 20 ans. Les critères de diamètre pour l'exploitabilité des arbres sont fixés à 70 cm pour les chênes, 65 cm pour les hêtres et 50 cm pour les autres essences, ce qui ne veut pas dire que l’ on exploite systématiquement les arbres qui ont dépassé ces grosseurs. La surface à régénérer sur les 20 ans de l’aménagement est de 21.63 ha dans les parcelles 21-22-24 et 30. Un état d’assiette pour les 20 années donne un cadre à la commune pour les coupes qui seront martelées et vendues chaque année. Après avoir consulté la Commission bois de la commune d'Eclans-Nenon, le Conseil municipal prend une délibération qui fixe les modalités de vente pour chaque parcelle et la destination des produits (vente et affouages pour les habitants).
LA FORÊT COMMUNALE D'ÉCLANS-NENON
Les caractéristiques du milieu forestier L’altitude supérieure est de 250 m, celle inférieure est à 220 m, et la moyenne est de 235m. Une grande partie de la forêt repose sur des cailloutis, l’origine de ces dépôts est dû à la présence d’un fleuve puissant (AAR, Doubs ) au pliocène terminal ( fin du tertiaire ) qui coulait des Alpes internes par le Sundgau pour se déverser dans le bassin bressan. La granulométrie des dépôts étant fonction des débits du fleuve, les argiles et marnes se sont déposés en périphérie des puissants courants de l’époque, et tout a été recouvert de limons provenant de dépôts fluviaux et éoliens. La température moyenne est de 10.3 degrés et la pluviométrie de 948.7 mm sur 148 jours. Un certain nombre de tornades se sont abattues sur le massif de Chaux (1993, 1995, 1999), et ont eu, fort heureusement, très peu d’impact sur la forêt d’ Eclans-Nenon. La répartition des différentes essences qui constituent la forêt est la suivante : chênes 45%, hêtres 28%, autres feuillus 18%, résineux 9%. La forêt d’Eclans-Nenon est partie intégrante d’une zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEF DE TYPE 1 et 2). On y trouve la hêtraie à luzulo-faguétum (classée code corinne biotope 41.24 9110 dans la directive habitat), la vallée du ruisseau du Bief en forêt d’ Eclans, qui entoure les étangs privés est aussi une zone à haute valeur patrimoniale et écologique pour la commune (oiseaux et zones humides). La forêt héberge le crapaud sonneur à ventre jaune, le pic noir et le pic cendré.
Situation Située en périphérie nord ouest de l’immense massif domanial de Chaux, elle couvre 204 hectares et 67 ares. La forêt dispose de 2 séries distinctes * 1ère série forêt communale d’ Eclans sur 170.35ha * 2ème série forêt sectionnale de Nenon sur 34.32 ha Ces 2 séries sont traitées en conversion de taillis sous futaie et en futaie régulière. Elles proviennent du cantonnement des droits d’usage en forêt domaniale de Chaux, fixé par décret impérial du 21 janvier 1863 pour la partie d’Eclans et du 14 juin 1864 pour la forêt de Nenon Pour simplifier la gestion forestière et le suivi informatique par parcelle, la numérotation des parcelles de Nenon a été modifiée : les parcelles de 1 à 28 deviennent 101 à 128 ce qui permet de garder la correspondance avec l’ancienne pour les habitants, et ne modifie pas leur connaissance de leur forêt.
L’affouage consiste à attribuer aux habitants une part des produits forestiers communaux dans les communes qui détiennent des biens forestiers. C’est le Conseil municipal, conseillé par la Commission bois composée de villageois et tenant compte du plan de gestion de la forêt établi par l’Office National de la Forêt (ONF), qui détermine les règles d’exploitation de la forêt communale. Sur la parcelle désignée, l’ONF a martelé les arbres à abattre. Il y a quelques années, la vente des bois se faisait sur pied au marchand de bois qui estimait la coupe. Mais désormais, la commune paye un bûcheron qui abat et un débardeur qui apporte le bois d’œuvre en bord de route où les marchands de bois proposent un prix. Le bilan des frais de gestion et d’entretien par l’ONF et des gains par la vente des bois montre que le revenu pour la commune reste limité. La partie « bois de chauffe » revient aux affouagistes. L’ensemble de ce bois de chauffe est divisé en lots balisés par la Commission bois puis réparti par "feux" (famille vivant sous le même toit) par tirage au sort. Chaque affouagiste doit respecter les délais et le règlement remis au moment du tirage au sort pour le façonnage et le débardage. Théoriquement, fin mars, avant la montée de la sève, le bois doit être façonné et fin août, il doit être enlevé de la forêt. Mais les affouagistes doivent aussi veiller à ne pas se rendre en forêt avec des engins lorsque qu’il y a trop d’humidité pour éviter de défoncer le sol.
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LA PRATIQUE DE L'AFFOUAGE
L’évolution de la pratique de l’affouage. Jusqu’au milieu des années 1950, l’ensemble des bois (fûtais et taillis) de la parcelle à couper était marqué par le garde forestier : les Chênes, "les modernes" de 20 à 30 cm de diamètre et les charmilles. Les affouagistes (une quinzaine à Eclans) abattaient au passe-partout les arbres de leur lot. Une fois les stères de bois de chauffe empilés en séparant gros bois et petit bois, le Conseil municipal était averti et l’ensemble "des feux" de la commune pouvait alors s’inscrire pour participer au tirage au sort. Les écoliers du village se rendaient avec l’instituteur en forêt pour marquer le nombre de stères. Les habitants qui n’avaient pas fait le bois payaient alors pour la façon et les bucherons étaient rémunérés en fonction du nombre de stères effectuées déduction faîte de la portion qui leur était attribuée. Des décisions à prendre Ces dernières années, le nombre d’affouagistes a augmenté pour atteindre 70 lots à Eclans. La fourniture de bois de chauffe gratuit est un atout pour les familles de notre commune mais le renouvellement de la forêt pourrait bien ne pas être assuré si les rotations des coupes conservaient le rythme actuel. Le Conseil municipal avec l’aide de la Commission bois va donc devoir prochainement prendre des décisions sur le rythme de l’exploitation de la forêt d’Eclans-Nenon.
FORÊT COMMUNALE : CRÉATION DE DEUX ÎLOTS DE VIEILLISSEMENT
Samedi 7 novembre 2015, les membres de la commission bois auxquels s'étaient joints deux jeunes préparant le permis de conduire, Sébastien, garde ONF, et Marion Hayot, chargée de mission du service environnement du Grand Dole, se sont retrouvés dans la parcelle 10 pour marquer 27 arbres de gros diamètre à des fins de conservation. Ces arbres sont répartis sur une zone de 2,1 hectares qui forme désormais un îlot de vieillissement. Pendant 30 ans, commune, usagers et gestionnaire s'abstiendront donc de toute intervention dans cette zone qui représente environ 1% de la superficie de la forêt communale. Le bois mort va s'accumuler et les arbres poursuivre librement leurs croissance et vieillissement. L'objectif est de garantir un habitat aux espèces typiques de notre forêt ancienne, et aux invertébrés bénéfiques à la forêt parce qu'ils participent à la décomposition du bois mort et à l'amélioration de l'humus forestier. Les contrats Natura 2000 n'ont pas vocation à se substituer à l'exploitation économique normale de la forêt. Aussi, afin de préserver des couloirs de circulation pour les chauves-souris et les oiseaux, d'autres arbres sont repérés et préservés de manière dissiminée dans tout le massif de la forêt de Chaux, dont un en forêt sectionnale de Nenon. Ces arbres ayant d'ores et déjà atteint l'âge d'exploitabilité, afin de palier le manque à gagner immédiat ou le risque de dépréciation, la commune recevra une subvention (entre 5000 et 9000€) de l'Union Européenne. Ce dispositif favorisant le développement de bois sénescents est un contrat Natura 2000 qui a été approuvé par délibération du conseil municipal en 2013. Au terme des trente années, la commune aura à décider si elle reconduit le dispositif ou si elle exploite les arbres. Cependant, compte-tenu du rythme de vie de la forêt, ce type de démarche gagne à s'inscrire sur le plus long terme. Pour des raisons de sécurité, la zone est située à 30 mètres de la voie de circulation et il est convenu que tout arbre qui s'effondrerait sur un chemin forestier serait débité et replacé dans la parcelle où on le laissera se décomposer. Enfin, la création de la zone n'implique ni modification du plan de chasse actuel, ni servitude sur les milieux environnants. L'évolution de la faune et de la flore au sein de l'îlot n'est pas entièrement prévisible, et le service environnement du Grand Dole espère pouvoir fournir au fur et à mesure des études de suivi. Nul doute que de nombreux habitants auront à coeur de suivre l'évolution du peuplement de cet îlot, alors que de nombreux facteurs d'évolution sont encore inconnus : réchauffement climatique, tempêtes, nature des espèces qui se développeront naturellement aux strates inférieures, solidarité entre les espèces, comportement du sol,...
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